Impôts Auto-Entrepreneur 2026 — Cotisations URSSAF, IR & Optimisation Fiscale
Rectificatif, 31 juillet 2026. Le tableau qui figurait ici décomposait les cotisations en « URSSAF vieillesse 13,2 % » et « URSSAF allocations 8,5 % ». Cette ventilation n'existe pas pour un micro-entrepreneur. Le régime micro-social applique un taux global unique sur le chiffre d'affaires ; l'Urssaf le répartit ensuite en interne entre les branches, mais vous ne déclarez ni ne payez jamais deux lignes. La ligne « impôt foncier professionnel 0–3 % du CA » était également fausse : il s'agit de la CFE, un impôt local et forfaitaire calculé sur la valeur locative de vos locaux, pas un pourcentage du chiffre d'affaires, et recouvré par la DGFiP, pas par l'Urssaf.
Cotisations Auto-Entrepreneur : un taux global unique
Le régime micro-social ne connaît qu'un seul taux, appliqué au chiffre d'affaires encaissé et
déclaré mensuellement ou trimestriellement sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Il dépend de la
nature de l'activité, pas de son montant :
| Activité | Taux global de cotisations |
|---|---|
| Vente de marchandises, restauration, hébergement (BIC) | 12,3 % |
| Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) | 21,2 % |
| Professions libérales relevant de la Cipav | 23,2 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 (21,2 % auparavant) |
| Autres activités libérales (BNC), régime général | en hausse au 1ᵉʳ janvier 2026 — voir ci-dessous |
Le taux BNC est celui à vérifier vous-même. Il monte chaque année depuis la réforme de
l'assiette sociale : 23,1 % au 1ᵉʳ juillet 2024, 24,6 % en 2025, puis une nouvelle hausse au
1ᵉʳ janvier 2026. Les sources publiées divergent entre 25,6 % et 26,1 % pour 2026, et nous ne
reproduisons donc aucun des deux ici : prenez le taux affiché sur votre espace
autoentrepreneur.urssaf.fr, qui est celui effectivement appliqué à vos déclarations.
Au 1ᵉʳ janvier 2026, la répartition interne du taux global a changé — la part CSG-CRDS baisse au profit des cotisations ouvrant des droits (notamment la retraite complémentaire). Le taux global, lui, est ce que vous payez.
S'y ajoutent, et ce ne sont pas des cotisations :
- la contribution à la formation professionnelle (CFP), un petit pourcentage du CA prélevé avec les cotisations ;
- la CFE (cotisation foncière des entreprises), un impôt local, dû à la DGFiP et non à l'Urssaf, assis sur la valeur locative des locaux utilisés, avec une base minimum fixée par chaque commune. Elle n'est pas proportionnelle au chiffre d'affaires. Les micro-entrepreneurs en sont exonérés la première année d'activité, et exonérés durablement en dessous d'un seuil de chiffre d'affaires ;
- le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, sur option et sous condition de revenu fiscal de référence : 1 % (vente), 1,7 % (services BIC), 2,2 % (BNC). C'est une option, pas un prélèvement automatique.
Abattement Micro
Abattement automatique :
- Vente : 71 % (donc 29 % imposable)
- Services : 50 % (donc 50 % imposable)
- BNC (libéraux) : 34 % (donc 66 % imposable)
Exemple : prestations de services BIC, 50 k€ de CA
- Cotisations sociales : 50 000 × 21,2 % = 10 600 € — c'est le seul chiffre calculable ici sans connaître votre foyer
- Revenu imposable après abattement : 50 000 × 50 % = 25 000 €
- CFP et CFE : en plus, montants faibles mais non nuls
- Impôt sur le revenu : impossible à donner ici. Le revenu imposable de 25 000 € s'ajoute aux autres revenus du foyer et passe dans le barème progressif avec votre quotient familial. Un célibataire sans autre revenu et un couple avec deux enfants ne paieront pas du tout la même chose sur les mêmes 25 000 €.
La version précédente de cette page appliquait « IR 30 % » à ces 25 000 €, soit 7 500 €. Le taux de 30 % est une tranche marginale du barème, pas un taux moyen, et elle ne commence pas à 25 000 € de revenu imposable pour une part. Le chiffre a été retiré. Utilisez le simulateur officiel sur
impots.gouv.fravec votre situation réelle.
Quand Basculer Régime Réel?
Avantage réel : déduire les frais réels au lieu de l'abattement forfaitaire. Le régime réel permet aussi de déduire la TVA sur les achats, ce que le micro ne permet pas.
La règle de décision, correctement posée. Le micro vous accorde un abattement forfaitaire : 71 % (vente), 50 % (services BIC), 34 % (BNC). Le réel devient intéressant quand vos frais réels dépassent cet abattement :
| Activité | Abattement micro | Le réel devient intéressant si vos frais dépassent |
|---|---|---|
| Vente de marchandises | 71 % | 71 % du CA |
| Prestations de services BIC | 50 % | 50 % du CA |
| BNC | 34 % | 34 % du CA |
À 50 k€ de CA en services, l'abattement vaut 25 000 €. Des frais de 10 k€ sont très en dessous : le micro reste nettement plus avantageux, et l'ancien exemple de cette page qui concluait à une « économie de 500 € » au réel comparait un taux moyen à un taux marginal.
Attention aussi au côté social : au réel, les cotisations sont assises sur le bénéfice et non sur le chiffre d'affaires, avec des taux et des minima différents. Le seuil de bascule n'est donc pas le même côté impôt et côté cotisations — faites les deux calculs, ou faites-les faire.
Utilisez le calculateur Self-Employment Tax pour comparaison micro vs réel exact.